Perspectives financières
Des analyses claires pour mieux comprendre les décisions de placement, la fiscalité corporative et la gestion de patrimoine.
Analyses récentes
Placements en société : ton rendement net après DPE, IMRTD et CDC
La DPE, l’IMRTD, le CDC, le type de revenu et le futur décaissement peuvent tous changer ce que la société et l’actionnaire conservent.
Lire l’article →Revenu de placement et DPE : ce que ton portefeuille peut changer
Le revenu de placement d’une société privée peut modifier le plafond des affaires auquel l’entreprise a accès l’année suivante.
Lire l’article →IMRTD : pourquoi ce solde n’est pas de l’encaisse libre
Un solde d’IMRTD n’est pas de l’encaisse libre : le remboursement dépend notamment du versement de dividendes imposables.
Lire l’article →Compte de dividendes en capital : relier le CDC au portefeuille
Le CDC est un compte fiscal théorique qui peut permettre le versement d’un dividende en capital lorsque son solde est confirmé.
Lire l’article →Société en commandite et placements : ce qu’il faut comprendre avant de structurer
Une société en commandite peut organiser la détention d’actifs et la gouvernance, mais elle ne garantit aucune économie d’impôt.
Lire l’article →Restez informé
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DPE, DAPE et RPTA!!
Il est rare qu’un investisseur présente le rendement de son portefeuille sur une base net, après impôt. Il faut dire que la majorité des gens ne détiennent que des REER, CELI, REEE ou CELIapp où l’impôt est inexistant ou différé et dénaturé de sa source de revenus (sous réserve de particularités comme certaines retenues étrangères). En revanche, dès qu’un compte non enregistré ou une corporation est en jeu, le rendement net d’impôt devient central — et trop souvent négligé.
Pour un compte individuel non enregistré, il est généralement plus efficace de privilégier les gains en capital plutôt que les intérêts et, selon le cas, certains dividendes. L’objectif est d’abaisser le taux effectif en optimisant crédits et déductions (ex. crédit pour dividendes, dons, cotisations REER, utilisation des pertes en capital) afin de réduire la facture globale.
Qu’en est-il de la corporation ou de la compagnie de gestion? C’est un peu plus complexe et à la base il faut identifier le revenu actif du revenu passif. De façon générale, le revenu tirer des activités commerciales est considéré comme actif et bénéficie d’un taux d’impôt plus faible. Il peut même bénéficier d’une déduction pour petite entreprise (DPE) supplémentaire. C’est la raison pour laquelle les propriétaires d’entreprise vont tenter de laisser la majorité de leurs bénéfices dans la corporation afin de bénéficier d’un taux d’impôt réduit.
Au fil du temps, les sommes accumulées par l’actionnaire peuvent parfois être orientées vers des placements boursiers. En général, ce type de revenu est considéré comme passif et c’est là que le bât blesse… un taux marginal d’impôt très élevé attend les investisseurs. Il est encore important de favoriser certains types de revenu généré afin de limiter la facture fiscale. Il est également possible de réduire cet impôt via le compte de remboursement de taxe sur le capital ou l’octroi de dividendes à l’actionnaire. C’est le rôle de votre conseiller en placements d’optimiser le choix de vos investissements et de tenir compte de leurs impacts fiscaux, mais il y a plus!
Voilà qu’à partir de 2019 le gouvernement a modulé la Règle relative à la déduction accordée aux petites entreprises (DAPE). Cette mesure vient réduire la DPE pour tout revenu passif « revenu de placement total ajusté » (RPTA) se situant au-delà de 50 000 $, et entièrement éliminé à 150 000 $, ce qui peut avoir un impact significatif sur l’investisseur.
Existe-t-il des moyens de réduire ce revenu passif et du coup conserver la DPE? Mise à part transférer une partie des bénéfices de la société aux actionnaires, ce qui occasionnerait également de l’impôt supplémentaire non désiré, il existe une structure fiscale que certaines firmes d’investissements exploitent. Elle permet aux investisseurs de s’imposer sous forme de revenu actif. En plus de bénéficier d’un taux d’impôt réduit sur ce type de revenu, il peut également réduire l’impact négatif de la DAPE. Sous cette structure ingénieuse, si l’investissement génère un revenu d’entreprise, la quote-part qui vous est allouée conserve ce caractère et peut être traitée comme revenu actif dans la compagnie de gestion.
Si votre compagnie de gestion voit ses revenus passifs (RPTA) s’approcher ou dépasser 50 000 $, il peut être pertinent d’examiner des solutions qui génèrent du revenu d’entreprise (actif) afin de protéger votre déduction pour petite entreprise (DPE) et d’optimiser votre fiscalité. Bon nombre de ces véhicules ne sont accessibles qu’aux investisseurs dits « qualifiés ». Si vous souhaitez explorer cette avenue, communiquez avec moi : nous vérifierons votre admissibilité et si ces placements conviennent à votre profil et à votre situation.
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Comment les baleiniers ont inspiré la naissance du premier fonds mutuel
Lorsque j’ai visité les bureaux de MFS à Boston en octobre dernier, j’ai eu un moment de recul devant une simple frise historique affichée le long d’un corridor. On y voyait les dates marquantes de la firme, mais aussi quelques images inattendues : de vieux navires baleiniers, des équipages en mer pendant des mois, et la mention de « trusts » datant du XIXᵉ siècle.
C’est en échangeant avec un membre de l’équipe que j’ai réalisé à quel point cette histoire, vieille de près de deux siècles, explique encore aujourd’hui la raison d’être des fonds mutuels modernes.
L’histoire commence bien avant la finance moderne, à une époque où les ports de la Nouvelle-Angleterre — Nantucket, New Bedford, Boston — étaient le cœur de l’industrie baleinière. Les équipages quittaient la côte pendant longtemps, parfois trois ou quatre ans, à la poursuite de cachalots dont l’huile représentait une ressource essentielle : pour éclairer les villes, lubrifier les machines et alimenter l’économie naissante des États-Unis.
Mais lorsqu’un équipage partait en mer, il se produisait un phénomène simple, ils ne pouvaient plus gérer leurs affaires domestiques, leurs économies, leurs dettes, leurs investissements ou même la simple sécurité financière de leurs familles.
**La naissance d’un besoin : protéger l’argent pendant l’absence**
Les villages maritimes fonctionnaient à un rythme particulier. Un départ en mer, c’était un adieu qui pouvait durer des années. Or, un marin recevait généralement une avance, parfois une part proportionnelle de la valeur future de la chasse, ou des sommes accumulées avant son départ.
Cet argent devait être mis quelque part — quelque part de fiable.
C’est là que les premiers trusts ont émergé.
Un trust est un arrangement légal où une personne (le « trustee ») détient et gère des actifs au nom d’une autre, dans son intérêt. En résumé : on confie son argent à quelqu’un de confiance pour qu’il le garde et le gère selon des règles précises.
Pour les baleiniers, le besoin était immédiat et évident. Ils avaient besoin d’un mécanisme pour protéger leurs économies pendant de longues absences, éviter que l’argent ne dorme inutilement, assurer un revenu à la famille pendant leur absence, gérer les affaires courantes en leur nom et éviter les abus ou les pertes.
Les premiers trusts bostonnais sont donc nés de ce contexte très concret : protéger les ressources de familles dont le gagne-pain était en mer pendant de très longues périodes.
Ce n’était pas encore de la gestion de portefeuille moderne.
Mais c’était la racine de l’idée fondamentale : mettre en commun, protéger, gérer avec discipline, et rendre des comptes.
**Du trust au concept de gestion professionnelle**
Au fil des décennies, les missions de ces trusts se sont élargies. Les familles locales, marchands, propriétaires de navires, puis des particuliers plus aisés se sont mis à confier leur argent à des institutions plutôt qu’à un individu.
Il devenait de plus en plus clair que confier la gestion de son argent à une institution spécialisée apporte de la stabilité.
La gestion professionnelle réduit les risques liés aux décisions émotionnelles.
Un cadre clair et transparent est indispensable.
C’est ainsi que plusieurs institutions de Boston ont commencé à structurer des mandats de gestion collective bien avant que le terme « fonds mutuel » n’existe. On parlait de trust accounts, de pooled trusts, d’« investissements communs » pour les familles qui souhaitaient une gestion prudente et disciplinée.
Peu à peu, les éléments clés du futur fonds commun se mettaient en place : • mise en commun des ressources pour réduire le risque individuel ; • accès à des investissements variés, parfois difficiles à atteindre seul ; • règles écrites et publiques ; • gestion professionnelle indépendante ; • surveillance et reddition de comptes.
En d’autres mots, les baleiniers ont mis en marche un mécanisme social : la nécessité de confier son argent en sécurité à des tiers de confiance.
Et ce mécanisme s’est transformé, amélioré, institutionnalisé pendant presque un siècle.
**1924 : la naissance officielle du premier fonds commun de placement**
C’est dans ce contexte qu’en 1924, MFS à Boston a lancé un produit entièrement nouveau : le Massachusetts Investors Trust (MIT) — considéré comme le premier fonds mutuel moderne.
Qu’est-ce qu’un fonds mutuel ?
C’est un grand panier d’investissements dans lequel de nombreuses personnes mettent leur argent en commun pour être géré par des professionnels.
À l’époque, c’était révolutionnaire, car : • les investisseurs pouvaient entrer ou sortir du fonds quotidiennement ; • la transparence était un principe central (publication régulière des avoirs, des prix, de la valeur du fonds) ; • le fonds ne promettait pas de rendement — il promettait une méthode ; • les règles d’investissement étaient définies à l’avance et appliquées rigoureusement ; • les investisseurs recevaient une diversification instantanée ; • le coût d’entrée était très faible comparé à la gestion privée.
Pour le contexte, nous sommes dans une période de croissance économique, de modernisation, et d’accès grandissant aux marchés financiers.
Mais ce qui rend ce moment unique, c’est que l’idée ne tombe pas du ciel : elle est l’héritière directe de 100 ans d’évolution des trusts companies, elles-mêmes nées d’un besoin très concret : protéger l’argent de travailleurs absents pendant de longues périodes.
On pourrait presque dire que les premiers fonds mutuels sont les petits-enfants des baleiniers.
**Un héritage encore présent aujourd’hui**
Cette visite à Boston m’a rappelé que les innovations financières vraiment durables ne sont jamais abstraites. Elles répondent toujours à un besoin humain simple : • Protéger. • Mettre en commun. • S’organiser. • Et naviguer vers l’avenir avec davantage de stabilité.
Le besoin qui animait un marin quittant sa famille pendant plusieurs années — la tranquillité d’esprit — est en réalité le même que celui d’un investisseur d’aujourd’hui, même si le contexte a changé.
Les fonds mutuels modernes ont évolué, ils sont réglementés, diversifiés, numérisés, mondialisés.
Mais leur ADN demeure celui d’un outil conçu pour servir les gens dans la vraie vie, à travers les cycles, les absences, les imprévus, et les transitions.
C’est probablement ce qui explique leur longévité : ils sont un produit financier né d’un besoin profondément humain.
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Approche indicielle
Chaque occasion que les marchés connaissent une bonne poussée soutenue, le sujet de la gestion passive ou indiciel et le courtage à escompte revient. Ce type de gestion permet de réduire les frais certes et jusqu’à maintenant les performances peuvent avoir été impressionnantes.
Le trimestre nous offre une bonne occasion de prendre un peu de recul sur cette tendance. Pendant longtemps, ils ont semblé être la solution simple et efficace pour investir, et dans bien des cas, ils l’ont été. Mais dans le contexte actuel, on commence à observer un changement intéressant qui mérite qu’on s’y attarde.
Un placement indiciel, c’est simplement un investissement qui vise à reproduire la performance d’un marché, comme un indice boursier. Concrètement, au lieu de choisir des entreprises une par une, on investit dans "un peu de tout". Cette approche a plusieurs avantages : elle est peu coûteuse, diversifiée et demande peu d’intervention. Elle a particulièrement bien fonctionné dans un environnement où les marchés montaient de façon assez généralisée.
Or, depuis quelque temps, la dynamique est différente.
On observe que les écarts entre les entreprises se creusent. Certaines continuent de très bien performer, souvent les plus grandes et les plus connues, tandis que d’autres stagnent, voire reculent. Ce phénomène crée un marché à deux vitesses. Et dans ce type d’environnement, investir simplement "dans tout" ne donne pas nécessairement les mêmes résultats qu’auparavant.
C’est ici que la notion de sélection de titres, ou « stock picking », revient dans la discussion. Le stock picking consiste à choisir des entreprises spécifiques en fonction de leur qualité, de leur potentiel de croissance ou de leur valorisation. Dis simplement, c’est essayer d’identifier les entreprises les mieux positionnées plutôt que de suivre l’ensemble du marché.
Un bon exemple de cette situation est ce que l’on a vu du côté des entreprises de logiciels. Plusieurs titres du secteur ont été fortement corrigés au cours des derniers mois, souvent de manière assez uniforme. Pourtant, dans bien des cas, leurs perspectives demeurent solides : croissance des revenus, modèles d’affaires récurrents et rôle encore central dans l’économie numérique.
Ce mouvement s’explique en partie par les inquiétudes entourant l’intelligence artificielle, qui pourrait transformer certains modèles d’affaires. Mais en pratique, toutes les entreprises ne sont pas affectées de la même façon. Certaines pourraient être réellement fragilisées, tandis que d’autres sont bien positionnées pour en bénéficier.
C’est ici que la différence entre approche indicielle et gestion active devient particulièrement visible. Un placement indiciel, par définition, va réduire son exposition à l’ensemble du secteur lorsque celui-ci est sous pression, sans distinction. Autrement dit, il "met tout le monde dans le même panier", en diminuant la place des entreprises de logiciels dans son ensemble.
À l’inverse, une approche plus active permet de faire le tri : éviter les entreprises réellement menacées, tout en conservant — ou même en renforçant — l’exposition à celles qui ont les moyens de s’adapter ou de tirer profit des changements en cours.
Dans un marché où les gagnants et les perdants risquent d’être de plus en plus différenciés, cette capacité de sélection redevient particulièrement pertinente.
Pendant plusieurs années, l’approche active a été plus difficile à justifier. Pourquoi chercher à battre le marché quand celui-ci offrait déjà de bons rendements, de façon assez uniforme ? Mais aujourd’hui, alors que les différences de performance entre entreprises augmentent, la capacité de faire des choix plus ciblés peut redevenir un levier intéressant.
Cela ne veut pas dire que les placements indiciels ne sont plus pertinents — loin de là. Ils restent une excellente base dans un portefeuille, notamment pour assurer une diversification efficace et maintenir des coûts bas. Mais cela veut dire que le contexte actuel pourrait favoriser une approche plus équilibrée, combinant gestion indicielle et sélection plus active.
Cette réalité amène aussi une réflexion sur les frais de gestion. Les placements indiciels sont populaires en grande partie parce qu’ils sont peu coûteux, ce qui est tout à fait logique dans un marché où il est difficile de faire mieux que la moyenne. Toutefois, lorsque les écarts entre les entreprises augmentent et que certaines sont pénalisées de façon excessive, la valeur d’une gestion plus active peut devenir plus tangible. Autrement dit, payer un peu plus de frais peut se justifier si cela permet d’éviter certaines entreprises fragilisées — notamment face à des changements comme l’intelligence artificielle — et de mieux cibler celles qui ont de bonnes perspectives. L’enjeu n’est donc pas simplement de minimiser les frais, mais de s’assurer que ceux-ci apportent une réelle valeur dans le contexte de marché actuel.
Concrètement, qu’est-ce que cela change pour vous ?
D’abord, cela nous rappelle que tous les marchés ne se ressemblent pas. Il y a des périodes où une approche simple fonctionne très bien, et d’autres où il devient plus important d’être sélectif. Ensuite, cela met en lumière l’importance de ne pas regarder uniquement la performance globale d’un indice, mais aussi ce qui se passe à l’intérieur de celui-ci.
Par exemple, un indice peut afficher une bonne performance globale, alors qu’en réalité, une poignée de grandes entreprises en sont responsables. Cela peut donner une impression de solidité, alors que le reste du marché est plus fragile. Dans ce contexte, une approche réfléchie permet de mieux comprendre où se trouvent réellement les opportunités — et les risques.
Ce contexte nous rappelle aussi une chose importante : investir n’est pas qu’une question de produits, mais surtout de stratégie. Il n’existe pas une seule bonne façon d’investir en tout temps. L’important est d’avoir une approche cohérente, flexible et adaptée à l’environnement.
En résumé, les placements indiciels ont joué — et continuent de jouer — un rôle central dans la construction de portefeuilles. Mais, dans un marché plus fragmenté, où les écarts entre entreprises sont plus marqués, la sélection de titres peut retrouver une certaine pertinence. L’objectif n’est pas d’opposer ces deux approches, mais plutôt de bien les combiner.
Comme toujours, votre stratégie est construite en fonction de vos objectifs. Le contexte actuel ne change pas ces objectifs, mais il nous invite à rester attentifs et à ajuster notre approche lorsque cela est justifié.
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DPE, DAPE et RPTA!!
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Sylvain Lapointe’s Blog
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SBD, ASBDR and AAII!!
It is rare for an investor to present their portfolio return on a net, after-tax basis. It must be said that most people only hold RRSPs, TFSAs, RESPs or FHSAs where tax is non-existent or deferred.
How Whalers Inspired the Birth of the First Mutual Fund
When I visited MFS offices in Boston last October, I had a moment of reflection in front of a simple historical timeline displayed along a corridor. It showed the firm’s significant dates, but also some unexpected images: old whaling ships, crews at sea for months.
Index Investing Approach
Every time markets experience a sustained push, the topic of passive or index management and discount brokerage comes back. This type of management certainly reduces fees and so far the performance may have been impressive.
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SBD, ASBDR and AAII!!
It is rare for an investor to present their portfolio return on a net, after-tax basis. It must be said that most people only hold RRSPs, TFSAs, RESPs or FHSAs where tax is non-existent or deferred and distorted from its source of income (subject to particularities such as certain foreign withholdings). However, as soon as a non-registered account or a corporation is involved, the after-tax return becomes central — and too often neglected.
For an individual non-registered account, it is generally more efficient to favor capital gains over interest and, depending on the case, certain dividends. The objective is to lower the effective rate by optimizing credits and deductions (e.g., dividend credit, donations, RRSP contributions, use of capital losses) to reduce the overall bill.
What about the corporation or holding company? It’s a bit more complex and basically you need to identify active income from passive income. Generally speaking, income from commercial activities is considered active and benefits from a lower tax rate. It can even benefit from an additional small business deduction (SBD). This is why business owners will try to leave most of their profits in the corporation to benefit from a reduced tax rate.
Over time, the sums accumulated by the shareholder can sometimes be directed towards stock market investments. In general, this type of income is considered passive and that’s where the problem lies… a very high marginal tax rate awaits investors. It is still important to favor certain types of income generated to limit the tax bill. It is also possible to reduce this tax via the capital dividend account or by granting dividends to the shareholder. It is the role of your investment advisor to optimize your investment choices and take into account their tax impacts, but there’s more!
Starting in 2019, the government modulated the Rule relating to the small business deduction (ASBDR). This measure reduces the SBD for any passive income "adjusted aggregate investment income" (AAII) above $50,000, and completely eliminated at $150,000, which can have a significant impact on the investor.
Are there ways to reduce this passive income and thereby keep the SBD? Apart from transferring part of the company’s profits to shareholders, which would also cause unwanted additional tax, there is a tax structure that some investment firms exploit. It allows investors to be taxed as active income. In addition to benefiting from a reduced tax rate on this type of income, it can also reduce the negative impact of the ASBDR. Under this ingenious structure, if the investment generates business income, the share allocated to you retains this character and can be treated as active income in the holding company.
If your holding company sees its passive income (AAII) approaching or exceeding $50,000, it may be relevant to examine solutions that generate business income (active) to protect your small business deduction (SBD) and optimize your taxation. Many of these vehicles are only accessible to so-called "accredited" investors. If you wish to explore this avenue, contact me: we will verify your eligibility and whether these investments are suitable for your profile and situation.
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How Whalers Inspired the Birth of the First Mutual Fund
When I visited MFS offices in Boston last October, I had a moment of reflection in front of a simple historical timeline displayed along a corridor. It showed the firm’s significant dates, but also some unexpected images: old whaling ships, crews at sea for months, and mention of "trusts" dating back to the 19th century.
It was while talking with a team member that I realized how much this nearly two-century-old history still explains the reason for modern mutual funds today.
The story begins well before modern finance, at a time when New England ports — Nantucket, New Bedford, Boston — were the heart of the whaling industry. Crews left the coast for long periods, sometimes three or four years, in pursuit of sperm whales whose oil was an essential resource: to light cities, lubricate machines, and fuel the nascent American economy.
But when a crew went to sea, a simple phenomenon occurred: they could no longer manage their domestic affairs, savings, debts, investments, or even the basic financial security of their families.
**The birth of a need: protecting money during absence**
Maritime villages operated at a particular rhythm. A departure to sea was a farewell that could last years. A sailor generally received an advance, sometimes a proportional share of the future value of the hunt, or sums accumulated before departure.
This money had to be put somewhere — somewhere reliable.
This is where the first trusts emerged.
A trust is a legal arrangement where a person (the "trustee") holds and manages assets on behalf of another, in their interest. In summary: you entrust your money to someone trustworthy to keep and manage it according to precise rules.
For whalers, the need was immediate and obvious. They needed a mechanism to protect their savings during long absences, prevent money from sitting idle, provide income to the family during their absence, manage current affairs on their behalf, and avoid abuse or losses.
The first Boston trusts were thus born from this very concrete context: protecting the resources of families whose breadwinner was at sea for very long periods.
This was not yet modern portfolio management.
But it was the root of the fundamental idea: pooling together, protecting, managing with discipline, and being accountable.
**From trust to the concept of professional management**
Over the decades, the missions of these trusts expanded. Local families, merchants, ship owners, then wealthier individuals began to entrust their money to institutions rather than individuals.
It became increasingly clear that entrusting money management to a specialized institution brings stability.
Professional management reduces risks related to emotional decisions.
A clear and transparent framework is essential.
This is how several Boston institutions began structuring collective management mandates well before the term "mutual fund" existed. People spoke of trust accounts, pooled trusts, "common investments" for families who wanted prudent and disciplined management.
Gradually, the key elements of the future mutual fund were falling into place: • pooling resources to reduce individual risk; • access to varied investments, sometimes difficult to reach alone; • written and public rules; • independent professional management; • oversight and accountability.
In other words, whalers set in motion a social mechanism: the need to entrust money safely to trusted third parties.
And this mechanism transformed, improved, and became institutionalized over nearly a century.
**1924: the official birth of the first mutual fund**
It was in this context that in 1924, MFS in Boston launched an entirely new product: the Massachusetts Investors Trust (MIT) — considered the first modern mutual fund.
What is a mutual fund?
It’s a large basket of investments in which many people pool their money to be managed by professionals.
At the time, it was revolutionary because: • investors could enter or exit the fund daily; • transparency was a central principle (regular publication of holdings, prices, fund value); • the fund didn’t promise returns — it promised a method; • investment rules were defined in advance and applied rigorously; • investors received instant diversification; • the entry cost was very low compared to private management.
For context, we are in a period of economic growth, modernization, and growing access to financial markets.
But what makes this moment unique is that the idea didn’t come out of nowhere: it was the direct heir of 100 years of trust company evolution, themselves born from a very concrete need: protecting the money of workers absent for long periods.
One could almost say that the first mutual funds are the grandchildren of whalers.
**A legacy still present today**
This visit to Boston reminded me that truly lasting financial innovations are never abstract. They always respond to a simple human need: • Protect. • Pool together. • Organize. • And navigate toward the future with more stability.
The need that drove a sailor leaving his family for several years — peace of mind — is actually the same as that of today’s investor, even if the context has changed.
Modern mutual funds have evolved; they are regulated, diversified, digitized, globalized.
But their DNA remains that of a tool designed to serve people in real life, through cycles, absences, unforeseen events, and transitions.
This probably explains their longevity: they are a financial product born from a profoundly human need.
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Index Investing Approach
Every time markets experience a sustained push, the topic of passive or index management and discount brokerage comes back. This type of management certainly reduces fees and so far the performance may have been impressive.
This quarter offers us a good opportunity to step back and reflect on this trend. For a long time, they seemed to be the simple and effective solution for investing, and in many cases, they were. But in the current context, we are starting to observe an interesting change that deserves attention.
An index investment is simply an investment that aims to replicate the performance of a market, such as a stock index. Concretely, instead of choosing companies one by one, you invest in "a bit of everything". This approach has several advantages: it is inexpensive, diversified and requires little intervention. It worked particularly well in an environment where markets were rising fairly broadly.
However, for some time now, the dynamic has been different.
We observe that the gaps between companies are widening. Some continue to perform very well, often the largest and best known, while others stagnate or even decline. This phenomenon creates a two-speed market. And in this type of environment, simply investing "in everything" does not necessarily give the same results as before.
This is where the notion of stock picking comes back into the discussion. Stock picking consists of choosing specific companies based on their quality, growth potential or valuation. Simply put, it’s trying to identify the best positioned companies rather than following the entire market.
A good example of this situation is what we have seen on the software company side. Several stocks in the sector have been heavily corrected in recent months, often quite uniformly. Yet, in many cases, their prospects remain solid: revenue growth, recurring business models and still central role in the digital economy.
This movement is partly explained by concerns surrounding artificial intelligence, which could transform certain business models. But in practice, not all companies are affected in the same way. Some could be genuinely weakened, while others are well positioned to benefit.
This is where the difference between index approach and active management becomes particularly visible. An index investment, by definition, will reduce its exposure to the entire sector when it is under pressure, without distinction. In other words, it "puts everyone in the same basket", reducing the place of software companies as a whole.
Conversely, a more active approach allows for sorting: avoiding genuinely threatened companies, while maintaining — or even strengthening — exposure to those that have the means to adapt or benefit from ongoing changes.
In a market where winners and losers are likely to be increasingly differentiated, this selection capability becomes particularly relevant again.
For several years, the active approach has been more difficult to justify. Why try to beat the market when it was already offering good returns, fairly uniformly? But today, as performance differences between companies increase, the ability to make more targeted choices can become an interesting lever again.
This does not mean that index investments are no longer relevant — far from it. They remain an excellent base in a portfolio, particularly to ensure effective diversification and maintain low costs. But it does mean that the current context could favor a more balanced approach, combining index management and more active selection.
This reality also brings reflection on management fees. Index investments are popular largely because they are inexpensive, which makes perfect sense in a market where it is difficult to do better than average. However, when gaps between companies increase and some are penalized excessively, the value of more active management can become more tangible. In other words, paying a little more in fees can be justified if it allows avoiding certain weakened companies — particularly in the face of changes like artificial intelligence — and better targeting those with good prospects. The issue is therefore not simply to minimize fees, but to ensure that they bring real value in the current market context.
Concretely, what does this change for you?
First, it reminds us that not all markets are alike. There are periods when a simple approach works very well, and others when it becomes more important to be selective. Second, it highlights the importance of not just looking at the overall performance of an index, but also what is happening inside it.
For example, an index may show good overall performance, when in reality, a handful of large companies are responsible. This can give an impression of solidity, when the rest of the market is more fragile. In this context, a thoughtful approach allows for a better understanding of where the opportunities — and risks — really lie.
This context also reminds us of something important: investing is not just about products, but above all about strategy. There is no single right way to invest at all times. What matters is having a coherent, flexible approach adapted to the environment.
In summary, index investments have played — and continue to play — a central role in portfolio construction. But, in a more fragmented market, where gaps between companies are more pronounced, stock picking can regain some relevance. The goal is not to oppose these two approaches, but rather to combine them well.
As always, your strategy is built according to your objectives. The current context does not change these objectives, but it invites us to remain attentive and adjust our approach when justified.
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